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Bradley Trevor Greive : « I am an explorer, I am a poet. »

9 Jan

[traduction en Français à venir]

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Who are you, in few words ?
I am Bradley Trevor Greive : I am an explorer, I am a poet, I am a cave bear.

 


What is your passion ?
Words, wildlife, and wild places.

Can you give me some key-words about this passion ?
Passion is equal parts joy and fury.

When & how did you discover this passion ?
I fell in love with nature and language when I was a small boy, and I have never grown up.

Where do you live / practice this passion ?
I live on the untamed island of Tasmania, but I live out my passion all over the world (I am writing this from the Cloud Forest of Costa Rica), and since I completed Cosmonaut Training in Russia in 2004, one day I will follow my passion to the stars.

What is the main advantage of this passion ?
There are great books in the city, and wondrous beasts in the jungle – My passion is everywhere all the time.

What is the main disadvantage / drawback ?
It is dangerous and sometimes painful. I have had 17 surgeries for serious injuries. I have enjoyed a wonderful life adventure, and I have the X-Ray pictures to prove it!

How much time do you devote to your passion ?
It is my life. Awake or asleep, my life is a passionate dream.

Can you tell me your best memory or any anecdote about this passion ?
During one of my wildlife conservation projects I once had my nose bitten by a curious baby Bongo antelope. It brought tears of joy and pain to my eyes and I thought, « What a wonderful time to be me » !

Do you share this passion ? (with someone / people ?)
Yes, of course ! As a writer and artist it is my responsibility to take the best of myself and share it with as many people as possible. So far I have sold more than 20,000,000 books, which tells me the world is hungry for that which I hunger for.

Do you practice your passion for a living ?
Yes, I am very lucky. I do not have a real job.

Can you please choose one of these words to define your passion ? (ardour, fondness, desire, keenness, infatuation, itch, attachment, love?)
The word I would choose is Obsession, but in this case I will choose Ardour – Because sometimes I feel as if my heart is actually on fire.

Have you got a last word or a last thing to say about it ?
My message to all the young aspiring authors who are reading this interview is to go and live a life worth writing about.

More information : (website ?)
www.btgstudios.com

 

Thanks / Merci, BTG !
Note : J’ai découvert l’univers de Bradley le jour où ma maman m’a offert : « Le Petit Livre Bleu pour jours de blues ». Retrouvez ce best-seller ici et n’hésitez pas à vous le procurer pour retrouver le sourire ( disponible sur Amazon. )

 

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Hubert : « Le mot écrit donne au message une saveur particulière. »

19 Nov
Qui êtes-vous, en quelques mots ?
Un curieux homme de 55 ans et un homme curieux du même âge. Ou à peu près.


De quoi / de qui êtes-vous un(e) passionné(e) ?
Des mots écrits. Des mots qui s’écrivent.

Quels sont les mots-clés liés à cette passion ? 
Amitié respective, respect, rigueur, exigence … et bien sûr espièglerie.

Quand vous êtes-vous intéressé à cette passion / comment l’avez-vous découverte ?
Dans les affres de l’adolescence où dire apparaît tellement insurmontable qu’ écrire réconforte habilement de cet insurmontable. Par la suite se crée une douce complicité entre les mots et soi, une sorte d’association foisonnante entre l’artisan et son outil où chacun joue, pleure, rit, regimbe, discute, transige, négocie sur un rythme ou s’emballe sur une virgule, mais finalement poursuit le même but, implicite et presque librement consenti : dire au plus juste de l’instant.

pratiquez-vous, vivez-vous cette passion ?
Chaque jour un peu ou un peu plus, dans les échanges courants de la vie quotidienne, lorsque le mot écrit donne au message une saveur particulière, un petit quelque chose de fluide, parfois sucré parfois salé, mais qui sans doute en améliore un peu le goût.

Quel est le principal avantage lié à cette passion ?
Peut-être l’efficacité.

Quel en est le principal inconvénient ?
Peut-être l’efficacité … disons le trouble lié à une efficacité qui parfois déstabilise.

Combien de temps consacrez-vous à cette passion ?
Chaque fois que nécessaire, le nécessaire pouvant procéder de l’urgence ou de la simple évidence.

Un souvenir / une anecdote particuliers lié à cette passion ?
Je n’ai aucune notion du passé,  je ne peux agir sur lui donc il ne m’intéresse pas. Le présent reste le seul présent. L’anecdote devient donc, là, de trouver curieux ce questionnaire … et de le remplir comme une révérence à l’égard de sa belle instigatrice !
Partagez-vous cette passion ? (Si oui, avec qui) –
Je partage chaque fois que j’écris, encore qu’il ne soit pas avéré que le lecteur, lui, partage mon partage ! Mon Dieu ! quel dilemme !

Vivez-vous de cette passion ?
Je vis des mots qui coulent dans mes veines mais ils ne rémunèrent pas leur activité si telle était l’équivoque de cette question ? Devraient-ils le faire ? Peut-être. Peut-être pas.

Parmi la liste de synonymes qui suit, quel est celui qui définit le mieux votre passion ? (affection, intérêt, vocation, fascination, amour, engouement, admiration, adoration, adulation, bouillonnement, culte, entichement, exaltation, fanatisme, flamme, idolâtrie.) –
Tout sauf  adoration, adulation, exaltation, fanatisme, flamme, idolâtrie : créer ne peut être objectif sur les excès.

Un dernier mot ?
Ne jamais se prendre au sérieux !

Plus d’infos : (site internet, autres ?) –

Facebook + hubdeval@free.fr

Merci Hubert !


Jeanne : « Mon père m’a transmis le goût de l’écriture. »

19 Nov
Qui êtes-vous, en quelques mots ?
Jeanne, journaliste blogueuse de 26 ans, habitant à Paris.


De quoi / de qui êtes-vous un(e) passionné(e) ?
Amoureuse de la langue française. Mordue d’écriture. Avide de lecture.

Quels sont les mots-clés liés à cette passion ? 
Évasion, rêve, livres, savoir, verbe…

Quand vous êtes-vous intéressé à cette passion / comment l’avez-vous découverte ?
Depuis toute petite grâce à un père écrivain qui m’a transmis l’amour de notre langue et plus particulièrement le goût pour l’écriture. C’est ainsi que j’apprenais la dactylographie à l’âge de douze ans sous son regard bienveillant et m’attelais à l’écriture d’un journal. Sorte de chronique familiale qu’il prenait le temps de corriger avec moi. Dès lors, je n’ai cessé d’écrire, sous quelque forme que ce soit : carnets de voyage, journaux intimes, écriture de scénarios, blog…

pratiquez-vous, vivez-vous cette passion ?
Je la pratique quotidiennement en lisant beaucoup et en écrivant dès que l’inspiration me vient, même dans les endroits les plus impromptus ( d’où l’importance d’avoir toujours un bout de papier et un stylo à portée de main).

Quel est le principal avantage lié à cette passion ?
La lecture est source de savoir. Je n’apprends rien à personne. Plus précisément, elle me permet de parfaire encore et encore mon style, car, c’est connu, derrière chaque écrivain, il y a toutes ses lectures. Quant à l’écriture, elle est un véritable exutoire. Un petit coup de blues, une rancœur mal ravalée, et hop, le tour est joué !
Et puis, l’écriture à l’instar de la lecture ouvre les yeux sur l’extérieur puisque tout est matière à raconter une histoire : la conversation de votre voisine un peu trop bavarde dans le train, la relation de votre sœur avec sa belle-mère, un chagrin d’amour, un fait divers, etc, etc..
Quel plaisir enfin d’accoucher d’un texte pour peu qu’on soit content de ce qu’on a écrit. Un peu comme si le monde nous appartenait. Peut-être parce qu’on vient, mine de rien, de créer quelque chose.

Quel en est le principal inconvénient ?
Pas facile d’en vivre !

Combien de temps consacrez-vous à cette passion ?
Plusieurs heures par jour, dans les bons jours …

Un souvenir / une anecdote particuliers lié à cette passion ?
J’ai le souvenir d’une rédaction que j’avais écris en sixième et que le prof avait fait photocopier en autant d’exemplaires que d’élèves, pour la montrer en exemple. Je crois que je n’ai jamais été aussi fière de ma vie. Et peut-être bien que c’est à ce moment précis que j’ai su que je voudrais en faire mon métier.

Partagez-vous cette passion ? (Si oui, avec qui) –
Avec mon père, homme de lettres de son état et ma sœur Suzanne avec qui j’écris un blog.

Vivez-vous de cette passion ?
Disons que j’en vivotte ! Mais je garde espoir de pouvoir en vivre véritablement un jour même si je n’exclus pas le fait de m’orienter dans une autre domaine et garder l’écriture comme un passe temps.

Parmi la liste de synonymes qui suit, quel est celui qui définit le mieux votre passion ? (affection, intérêt, vocation, fascination, amour, engouement, admiration, adoration, adulation, bouillonnement, culte, entichement, exaltation, fanatisme, flamme, idolâtrie.) –
Amour, bouillonnement.

Plus d’infos : (site internet, autres ?) –

Un site : les Pipelettes de Belle ville.

http://lespipelettesdebelleville.over-blog.com/

Merci Jeanne !

Alexia : « Ecrire est un exutoire, un besoin. »

16 Nov
Qui êtes-vous, en quelques mots ?
Alexia, 23 ans. Devenue récemment auxiliaire parentale dans le but d’avoir suffisamment d’argent pour survivre et suffisamment de temps pour érire et donc vivre vraiment.



De quoi / de qui êtes-vous un(e) passionné(e) ?
Je suis passionnée par l’écriture, notre langue est riche et jouer avec les mots me fait prendre conscience de bien des choses…

Quels sont les mots-clés liés à cette passion ? 
Écrire, partager, sourire, vider, analyser, répondre, rassurer, pleurer, rêve, langage, vocabulaire, psychologie, imaginer, sociologie, comportement, sentiments, idées, émotions… En fait, tout s’y rattache puisque tout s’écrit. C’est ça qui me plait, pouvoir tout aborder avec le bon ton pour accorder le fond et la forme dans un but final précis : toucher.

Quand vous êtes-vous intéressé à cette passion / comment l’avez-vous découverte ?
J’avais huit ans quand j’ai écris ma première histoire. 15, quand j’ai commencé mon premier roman.
Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours beaucoup écrit de mots à mes proches, pour des occasions, anniversaire, noël…et j’attendais avec délice l’instant où je pourrais recevoir en retour cet instant sublime d’émotion dans les yeux de mon lecteur éphémère. Parce que ce bref éclair dans le regard signifiait que j’avais trouvé les mots justes, que cela avait fonctionné… C’est ma magie.

pratiquez-vous, vivez-vous cette passion ?
Partout, tout le temps. C’est l’avantage, je n’ai besoin que d’un stylo et d’un carnet. Un dictionnaire de temps en temps, mais le reste se passe dans ma tête, de jour comme de nuit. Ma prédisposition, c’est mon hyper-sensibilité et mon imagination débordante.

Quel est le principal avantage lié à cette passion ?
Tout la nourrit : la vie, la peur, le rêve… Elle ne demande pas grand chose, seulement un peu de temps et d’attention.
En plus d’être une passion, c’est un exutoire, un besoin. Grâce à elle, j’allège aussi mon âme du poids de mes idées. Une fois couchées sur le papier elles ne me harcèlent plus. ;) !

Quel en est le principal inconvénient ?
C’est compliqué d’être rigoureux dans une telle « discipline », quand on a de l’inspiration on ne peut pas forcément écrire et inversement ; quand on se met à table, on vit parfois le syndrome de la page blanche. C’est assez frustrant !
Il est important aussi de faire le vide, de court-circuiter les soucis du moment, les impératifs du quotidien « adulte », pour trouver des moments privilégiés et sans parasites (concret ou abstrait) et ainsi écrire librement. Pas toujours évident donc.
Ah ! Et l’orthographe ! Ah, ça c’est un inconvénient.

Combien de temps consacrez-vous à cette passion ?
En moyenne je dirais une dizaine d’heure par semaine en fonction des « parasites » :P

Un souvenir / une anecdote particuliers lié à cette passion ?
J’avais, il y a quelques années déjà, rencontré une jeune fille, d’apparence froide et hautaine, qui s’était révélé être en proie à un douloureux tourment : son frère était décédé récemment.
Sans trop pouvoir l’expliquer j’ai ressenti le besoin d’écrire à ce sujet, en me plaçant au plus près de ce que j’maginais être son « calvaire ». J’ai hésité ensuite à lui remettre ce texte, des amies proches de cette camarade m’ont encouragé alors je lui ai donné. La semaine d’après, elle m’invitait à un repas de famille. Surprise, je m’y rendais avec la fameuse boule au ventre. Car avant ça nous n’étions ni proche, ni amie. Une fois présentée, je dis bonjour à chacun des convives quand vint le tour du patriarche. Celui-ci au lieu de me serré la main ou de me faire une bise, me prit dans ses bras et chuchota à mon oreille : « merci… »
A ce jour c’est l’instant le plus grand que je garde en mémoire « d’écrivain »…

Partagez-vous cette passion ? (Si oui, avec qui) –
Avec mes proches et quelques amis.

Vivez-vous de cette passion ?
Non, cela me plairait beaucoup c’est certain. Mais mon but avant tout serait de toucher un plus large « public » sans forcément gagner ma vie de ce fait. Si un jour je suis publiée, mon seul véritable désir serait d’impacter le quotidien d’un grand nombre de gens, comme j’ai pu l’être par le passé. Aujourd’hui, la société et les médias se jouent du malheur des gens, et les gens sont en quête perpétuelle de ce qu’ils n’ont pas… Alors si ma passion pouvait aussi réconforter, apaiser un peu au milieu de tout ça, je serais comblée.

Parmi la liste de synonymes qui suit, quel est celui qui définit le mieux votre passion ? (affection, intérêt, vocation, fascination, amour, engouement, admiration, adoration, adulation, bouillonnement, culte, entichement, exaltation, fanatisme, flamme, idolâtrie.)
Puisqu’il faut choisir dans la liste, je dirais « amour ».
Parce que ça ne se choisit pas vraiment, ça te tombe dessus quand tu ne t’y attend pas, ensuite ça fait entièrement partie de toi.
C’est comme un doux fléau, sans lui je ne suis pas, il n’y a qu’avec lui que je suis moi.

Un dernier mot ?
Espoir…

Plus d’infos : (site internet, autres ?)
En cours de préparation !

Merci Alexia !

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