Alexia : « Ecrire est un exutoire, un besoin. »

16 Nov
Qui êtes-vous, en quelques mots ?
Alexia, 23 ans. Devenue récemment auxiliaire parentale dans le but d’avoir suffisamment d’argent pour survivre et suffisamment de temps pour érire et donc vivre vraiment.



De quoi / de qui êtes-vous un(e) passionné(e) ?
Je suis passionnée par l’écriture, notre langue est riche et jouer avec les mots me fait prendre conscience de bien des choses…

Quels sont les mots-clés liés à cette passion ? 
Écrire, partager, sourire, vider, analyser, répondre, rassurer, pleurer, rêve, langage, vocabulaire, psychologie, imaginer, sociologie, comportement, sentiments, idées, émotions… En fait, tout s’y rattache puisque tout s’écrit. C’est ça qui me plait, pouvoir tout aborder avec le bon ton pour accorder le fond et la forme dans un but final précis : toucher.

Quand vous êtes-vous intéressé à cette passion / comment l’avez-vous découverte ?
J’avais huit ans quand j’ai écris ma première histoire. 15, quand j’ai commencé mon premier roman.
Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours beaucoup écrit de mots à mes proches, pour des occasions, anniversaire, noël…et j’attendais avec délice l’instant où je pourrais recevoir en retour cet instant sublime d’émotion dans les yeux de mon lecteur éphémère. Parce que ce bref éclair dans le regard signifiait que j’avais trouvé les mots justes, que cela avait fonctionné… C’est ma magie.

pratiquez-vous, vivez-vous cette passion ?
Partout, tout le temps. C’est l’avantage, je n’ai besoin que d’un stylo et d’un carnet. Un dictionnaire de temps en temps, mais le reste se passe dans ma tête, de jour comme de nuit. Ma prédisposition, c’est mon hyper-sensibilité et mon imagination débordante.

Quel est le principal avantage lié à cette passion ?
Tout la nourrit : la vie, la peur, le rêve… Elle ne demande pas grand chose, seulement un peu de temps et d’attention.
En plus d’être une passion, c’est un exutoire, un besoin. Grâce à elle, j’allège aussi mon âme du poids de mes idées. Une fois couchées sur le papier elles ne me harcèlent plus. ;) !

Quel en est le principal inconvénient ?
C’est compliqué d’être rigoureux dans une telle « discipline », quand on a de l’inspiration on ne peut pas forcément écrire et inversement ; quand on se met à table, on vit parfois le syndrome de la page blanche. C’est assez frustrant !
Il est important aussi de faire le vide, de court-circuiter les soucis du moment, les impératifs du quotidien « adulte », pour trouver des moments privilégiés et sans parasites (concret ou abstrait) et ainsi écrire librement. Pas toujours évident donc.
Ah ! Et l’orthographe ! Ah, ça c’est un inconvénient.

Combien de temps consacrez-vous à cette passion ?
En moyenne je dirais une dizaine d’heure par semaine en fonction des « parasites » :P

Un souvenir / une anecdote particuliers lié à cette passion ?
J’avais, il y a quelques années déjà, rencontré une jeune fille, d’apparence froide et hautaine, qui s’était révélé être en proie à un douloureux tourment : son frère était décédé récemment.
Sans trop pouvoir l’expliquer j’ai ressenti le besoin d’écrire à ce sujet, en me plaçant au plus près de ce que j’maginais être son « calvaire ». J’ai hésité ensuite à lui remettre ce texte, des amies proches de cette camarade m’ont encouragé alors je lui ai donné. La semaine d’après, elle m’invitait à un repas de famille. Surprise, je m’y rendais avec la fameuse boule au ventre. Car avant ça nous n’étions ni proche, ni amie. Une fois présentée, je dis bonjour à chacun des convives quand vint le tour du patriarche. Celui-ci au lieu de me serré la main ou de me faire une bise, me prit dans ses bras et chuchota à mon oreille : « merci… »
A ce jour c’est l’instant le plus grand que je garde en mémoire « d’écrivain »…

Partagez-vous cette passion ? (Si oui, avec qui) –
Avec mes proches et quelques amis.

Vivez-vous de cette passion ?
Non, cela me plairait beaucoup c’est certain. Mais mon but avant tout serait de toucher un plus large « public » sans forcément gagner ma vie de ce fait. Si un jour je suis publiée, mon seul véritable désir serait d’impacter le quotidien d’un grand nombre de gens, comme j’ai pu l’être par le passé. Aujourd’hui, la société et les médias se jouent du malheur des gens, et les gens sont en quête perpétuelle de ce qu’ils n’ont pas… Alors si ma passion pouvait aussi réconforter, apaiser un peu au milieu de tout ça, je serais comblée.

Parmi la liste de synonymes qui suit, quel est celui qui définit le mieux votre passion ? (affection, intérêt, vocation, fascination, amour, engouement, admiration, adoration, adulation, bouillonnement, culte, entichement, exaltation, fanatisme, flamme, idolâtrie.)
Puisqu’il faut choisir dans la liste, je dirais « amour ».
Parce que ça ne se choisit pas vraiment, ça te tombe dessus quand tu ne t’y attend pas, ensuite ça fait entièrement partie de toi.
C’est comme un doux fléau, sans lui je ne suis pas, il n’y a qu’avec lui que je suis moi.

Un dernier mot ?
Espoir…

Plus d’infos : (site internet, autres ?)
En cours de préparation !

Merci Alexia !

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